Audrey Chris around Asia

Le sud Vietnam, love and hate relationship

Publié le 2/05/2011 à 13:12, Vietnam
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Vietnam 1ere partie, Le sud

Samedi 2 avril : Passage de la frontière Cambodge – Vietnam :

Ce samedi matin, on quitte l’hôtel perdu dans la jungle de Kep assez tôt pour aller prendre notre bus. Celui-ci doit nous amener jusqu’à Hatien, au sud du Vietnam.

Nous sommes seuls dans le minibus et on commence à s’engager sur des routes en terre, sur plusieurs kilomètres. Au bout de 30 minutes, le bus nous arrête et nous dit de descendre. En fait, il n’a pas le droit, avec une immatriculation cambodgienne de passer la frontière, c’est donc en scooter que nous passerons au Vietnam (sympa avec les deux gros sacs !!) ce qui n’était bien sur pas du tout prévu.

Deux motos nous attendent effectivement et nous emmènent jusqu’au premier poste cambodgien que l’on doit passer… à pied !! Les chauffeurs nous attendent plus loin.

Ensuite on repart en scooter jusqu’au deuxième poste vietnamien. Là encore, il faut descendre car il faut faire valider nos visas.

Première étape, « la visite médicale ». On doit remplir un questionnaire de santé dont une partie seulement est traduite en anglais. Du coup le « médecin » nous fait répondre « non » à toutes les questions et vérifie qu’on n’a pas de température. Lui-même n’est pas convaincu par l’efficacité de cette visite mais nous demande quand même 2 dollars !! Ca commence bien !! Ce qui nous agace, c’est qu’à l’extérieur des cars remplis de touristes attendent tranquillement que le chauffeur s’occupe de leur visa, et sont donc exempts de visite médicale.

Deuxième étape, les visas. Ca y est on est officiellement sur le sol vietnamien. On peut de nouveau reprendre les motos… et non troisième étape, le contrôle des visas, où il faut aller de nouveau à pied !!!

Les motos nous déposent à la gare routière de Hatien et prennent un verre avec nous. Surtout, ils attendent qu’on les paie parce qu’en effet le bus que nous avions pris au Cambodge ne nous emmenait pas jusqu’à Hatien, comme cela était indiqué mais uniquement jusqu’à la frontière vietnamienne !!!

Pour finir, nous apprenons que le bus partant pour Rach gia, une petite ville située dans le sud du pays, ne part que dans une heure. On en a déjà marre et il n’est que 10h !!

Finalement, on vient nous chercher vingt minutes plus tôt en nous pressant, le bus part !!

Il s’agit en fait d’un minibus bondé, on n’a même pas la place de mettre nos sacs et il fait super chaud. Après 2 heures de bus, on arrive à la gare routière où on reprend un bus en direction de Can Tho, capitale de la région située au cœur du delta du Mékong. Nous arrivons, épuisés, en fin d’après midi, dans un hôtel vraiment pas cher mais un peu sordide… ce n’est que pour deux nuits.

Pour cette première soirée au Vietnam, nous trouvons, par hasard un petit resto très bon et vraiment pas cher, le Mékong et où le patron…parle français !!

On est un peu perdus, le Vietnam reste quand même très différent du Cambodge. Déjà, c’est incontestablement beaucoup plus riche et plus propre. Les gens sont eux aussi très différents, plus dynamiques mais aussi plus agressifs, surtout, quasiment  personne ici ne parle anglais.

Pour être francs, nos premiers jours au Vietnam nous laissent un peu perplexes, on n’est franchement pas fans et on a qu’une envie, retourner en Thaïlande. Pour finir, on se rend rapidement compte qu’il est impossible de se connecter à Facebook !! Alors comment on va faire nous pour se tenir au courant des derniers potins ? Vive la censure !!

Le point positif que l’on tient quand même à souligner, c’est que Can Tho est la première ville d’Asie du sud où il n’y a aucune blatte !!!

Vue du Mekong depuis Canto

 

Lundi 4 avril : Départ pour Hô Chi Minh City (Saigon) :

Ce matin, on reprend une nouvelle fois le bus. Le trajet pour Saigon est d’environ 4 heures, toujours en musique avec le désormais habituel Karaoké !!

 

Nous arrivons à HCMC en début d’après midi. La gare routière est très éloignée du centre ville et notre charmant chauffeur de taxi en profitera pour nous facturer le double du prix normal pour nous amener à notre hôtel  !!

HCMC est une ville immense de plus de 8 millions d’habitants !! Ce qui nous frappe ici, c’est le bruit !! C’est pire que Bangkok !!! Avec une grosse majorité de scooters et moins de voitures. Les trottoirs sont bondés, ça klaxonne dans tout les sens et surtout, aux heures de pointes, les scooters coupent la route en passant par les trottoirs, c’est charmant pour les piétons !!!

Par contre, HCMC est très animée, des bars, des restaurants, des discothèques partout, du monde dans les rues, c’est une ville vivante !!

Le lendemain, nous attaquons la visite de la ville et nous décidons de commencer par le musée de la guerre. Celui-ci retrace les deux grandes guerres ayant marqué le pays : la guerre d’Indochine contre la France et celle du Vietnam contre les américains. Le musée est particulièrement intéressant car il reprend toute l’histoire du pays depuis la seconde guerre mondiale, le tout avec des photographies et des documents à l’appui.

Cependant, si le musée consacre une salle entière à la guerre d’Indochine ainsi qu’à l’indépendance du pays en 1954, la majeure partie traite de la guerre du Vietnam. Et le pays n’a clairement pas été épargné !! Crimes de guerre, atrocités commises sur des civils par l’armée américaine, tortures,… et surtout, utilisation massive du tristement célèbre « agent orange ». Cet agent chimique était utilisé par l’armée américaine pour la déforestation (là où étaient censés se cacher les vietcongs) mais s’est avéré causer d’abominables effets secondaires tels que malformations, maladies, morts prématurées…et ceci sur plusieurs générations. Encore aujourd’hui, des milliers d’enfants vietnamiens naissent avec des malformations importantes à cause de cet agent.

Nous restons plus de trois heures et avons tout juste le temps de finir avant la fermeture !!

Quelques chiffres hallucinants

Perte guerre vietnam

Un enfant sur un bout de jungle après le passage de l'agent orange... 15 plus tard il perdra ses jambes et mourra 30 ans plus tard

Enfant sur un champs après agent orange

Quelques typesdemunitions utilisé

munition vietnam

Dedey s'en va en guerre

dedey et les engins de guerre

Le lendemain, nous nous rendons au HCMC museum, le musée traitant de la ville d’Ho Chi Minh de la préhistoire à nos jours. Nous sommes cependant ressortis un peu déçus car hormis le fait qu’il n’y a pas la clim et que la chaleur est insupportable, il n’y a pas vraiment de logique dans ce musée. Les salles exposent une multitude de choses dans le désordre, sans explications et surtout sans avoir l’intégralité des traductions en anglais !! Bref, on ne reste qu’une heure et décidons de partir visiter l’ancien quartier colonial. On tombe sur la fameuse poste, héritage de l’époque française. La ville reste globalement encore assez marquée par cette période (avenues bordées de platanes, maisons coloniales, lampadaires dans certains quartiers, …)

Le problème reste la chaleur !! C’est suffoquant. On rentre à notre hôtel trempés et épuisés par cette deuxième journée de marche dans la ville. On a vraiment besoin de fraicheur. Du coup, on décide de partir pour la montagne, à Dalat.

 

Jeudi 7 avril : Départ pour Dalat

Ce jeudi matin, on réserve un bus pour 10 heures. Dans le bus, toujours pas un seul touriste en vue, on commence à se demander comment ils font pour se déplacer, on pense qu’ils préfèrent prendre l’avion !! Au bout de 8 heures de bus et de karaoké à fond, on comprend mieux pourquoi. On arrive à Dalat à 18 heures, saoulés et surtout dégoutés d’avoir mis autant de temps.

Par contre, on découvre une petite ville de montagne très jolie, avec énormément de bâtiments français. On se croirait vraiment à Aix les Bains ou Annecy.

Notre guest house, le Dream Hotel de Dalat est vraiment très sympathique. Située au centre de Dalat, on a quand même un sauna, un hammam et un jacuzzi pour 20 dollars la nuit (soit environ 15€), avec en plus un petit déj délicieux !!

Dès le premier soir on rencontre deux motos-guides, les fameux easy rider de Dalat, Joseph et Paul qui parlent parfaitement anglais et français. Ils nous proposent de nous emmener visiter les alentours de Dalat en moto le lendemain toute la journée ce que nous acceptons tout de suite.

Joseph et Paul, nos guides Easy Rider

JOseph et Paul nos guides easy rider

Il faut savoir qu’au Vietnam, les étrangers titulaires du permis B n’ont pas le droit de conduire de deux-roues d’une capacité supérieure à 50 cm3. En montagne, ça limite donc pas mal le choix !

Notre journée moto commence donc à 8h30, sous un magnifique soleil. La montagne rappelle beaucoup le sud de la France, une terre très rouge et de nombreux pins. C’est magnifique !

Joseph propose de nous accompagner à pied en haut d’une montagne où le point est apparemment magnifique, ce que nous acceptons volontiers. Au bout de quelques minutes, nous devons nous raviser : De nombreux buldozers sortis de nulle part on commencé à creuser à flanc de montagne pour construire la nouvelle route !!

Nos guides nous expliquent qu’ici, les constructions d’hôtels de luxe, routes, … ne cessent de détruire l’ensemble du paysage pourtant magnifique. A regarder de plus près les panneaux publicitaires qui bordent la route, ces montagnes sauvages et désertes seront, dans quelques temps, de véritables usines à touristes !!

Bientôt rasé:

Nous arrivons ensuite dans un monastère où de nombreuses personnes s’arrêtent pour des retraites spirituelles. On comprend pourquoi, cet endroit est un véritable havre de paix en pleine nature.

Nous déjeunons en compagnie de nos deux supers guides, l’occasion pour nous d’en apprendre un peu plus sur le pays. Ce qui est appréciable, c’est qu’ils nous parlent de leurs pays avec une franchise très appréciable, ils nous expliquent ce qu’ils aiment ici et ce qu’ils aiment moins… le tout avec le sourire…On est tombé sous le charme !!

Ce qui nous frappe à Dalat, c’est cette impression d’être en France. Cette ville était en fait la destination favorite des colons français vivant dans le sud du Vietnam. Ces derniers ne supportant plus la chaleur étouffante de Saïgon venaient se ressourcer ici et profitaient de la fraicheur des lieux pendant leurs vacances. Leurs seules obligations étaient de contruire des maisons reprenant l’architecture de leur région, on retrouve donc des maisons à colombages alsaciennes, des maisons normandes etc.. La plupart de ces maisons ont été récupérées par l’état à l’indépendance.

Après trois jours passés à la montagne, on décide de partir pour la mer, direction Nha Trang

Dimanche 10 avril : Bus pour Nha Trang :

Nous prenons le bus de 7h30. Normalement, le trajet ne dure que 4 heures. Ouf !! En plus le chauffeur n’a pas l’air fan de karaoké ; il se contente de mettre la radio avec un volume tout à fait correct.

Le trajet, en plus d’être court, a l’avantage d’être magnifique. Des montagnes et de la jungle sur des kilomètres, à perte de vue.

On arrive au Ha Van  Hotel vers 11h. Encore une fois, pour le prix, celui-ci est magnifique et situé à seulement quelques minutes de la plage. Il est tenu par des quebequois  particulièrement prévenants avec leur clientèle.

Nous passons le début d’après midi sur l’immense plage de la ville. Celle-ci est magnifique et très propre. Comme à Dalat, on retrouve cette « french touch » ; Nha Trang a définitivement des airs de côte d’azur !

 

De retour à l’hôtel, nous jetons un œil sur les activités et sorties proposées. Là on halucine sur les prix vraiment peu élevés, notamment sur une journée snorkelling à 7 dollars comprenant le taxi, le bateau, le repas du midi et le matériel. Là on se dit Banco, une journée snorkelling à 7 dollars il faut absolument qu’on teste !!

Nous voilà partis le lendemain matin 8h pour une journée de folie !

Le minibus vient nous chercher à notre hôtel. Nous sommes un peu surpris de constater que nous sommes les seuls occidentaux. Surtout, tout ce petit monde est très jeune et semble déjà se connaitre. On roule directement en direction du port. On embarque sur un bateau où nous sommes sérés comme des sardines. Toujours pas d’occidentaux en vue et surtout on sent que les gens ici ne sont pas venus plonger ou faire du snorkelling. Ce qui nous inquiète, c’est qu’autour de nous, c’est le festival, il y a plein d’autres bateaux comme le notre, blindés, qui semblent tous aller dans la même direction. Merde alors, n’aurait-on pas bien lu la plaquette de l’hôtel ??

D’un coup, on aperçoit trois jeunes filles aussi perplexes que nous et surtout ravies de voir elles aussi des touristes occidentaux. Elles aussi sont venues pour faire du snorkelling et ne comprennent pas trop.

C’est une fois le bateau parti que nous comprenons. Un animateur prend le micro et commence à parler en viet puis en anglais. Il nous explique le programme tout en prenant des airs de DJ. Nous sommes en fait sur une croisière d’une journée et nous allons voir plusieurs sites. Le premier est un aquarium pour lequel il faut bien sur payer en plus pour la visite. Nous décidons avec les trois autres filles de ne pas descendre du bateau tellement l’île où se situe l’aquarium est un deversoir à touriste. En fait tous les bateaux que nous avons vu au port vont nous suivre pendant toute la journée ce qui va potentiellement faire beaucoup de monde partout.

Nous profitons de ces 45 minutes de non visite pour discuter un peu avec les trois filles qui sont des israèliennes finissant tout juste leur service militaire et profitant de cette période pour faire le tour d’asie.

 Le guide reprend son micro et nous dit qu’on va dans une superbe crique réputée pour la plongée où nous pourrons prendre masques et tubas pour aller voir les fantastiques fonds marins. Ah enfin !! se dit-on. On déchante assez vite quand on voit où le bateau stoppe. Il s’agit en fait d’une platte forme sur la mer où tout les bateaux stoppent. On descend donc ici sans savoir où aller. Il y a du monde partout…Ah on voit un type qui vient de plonger directement dans l’eau entre deux bateaux…Ben on va devoir faire pareil alors ?? L’eau est dégueulasse, entre les traces d’essence et les ordures, ça donne pas très envie mais bon on y va quand même. Les filles ne sont pas non plus très rassurées. On s’éloigne des bateaux en nageant tout en essayant de ne pas se faire écraser. Enfin, on se rapproche de l’île et on tente de mettre la tête sous l’eau pour voir un peu ce qui se passe. C’est un peu cracra mais on distingue quand même quelques petits poissons. Mais un nouveau problème vient vite se poser car ce qu’on voit surtout, à la surface de l’eau, ce sont des méduses qui commencent à nous piquer sans aucune pitié. Direction le bateau, notre baignade aura durée 5 minutes.

Nous revoilà sur le bateau, au bord de la crise de nerf d’autant que l’on vient d’apprendre que notre après midi sera pimentée par … du karaoké. Chris commence à péter les plombs…

Bref, le bateau repart. C’est l’heure de manger. Nous nous retrouvons seuls sur le pont supérieur, avec un groupe de jeunes vietnamiens. Ces derniers ont amené des bières et c’est naturellement qu’ils les partagent avec nous. Nous faisons vite la connaissance de Stephen, qui parle un anglais parfait. Il nous explique que c’est un jour férié au Vietnam et que beaucoup de gens en ont profité pour prendre trois jours. Voilà pourquoi il y a autant de monde !!

Après le déjeuner, c’est karaoké et surtout, un concept tout à fait inconnu pour nous : « le bar flottant ». Pour déguster du vin, il faut donc sauter dans la mer et nager jusqu’au bar flottant. Attirés par le vin, nous ne résistons pas et plongeons du bateau. Ca fait du monde à la mer et c’est bien rigolo. Le tout sur des vieux tubes de Nirvana, c’est complètement décalé c’est génial !!

 

Nous nous rendons pour terminer sur une plage privée où il y a un peu moins de monde. On s’installe bien confortablement dans des transats et on sirote des bières,

On reprend le bateau en fin de journée. Finalement, on ne regrette absolument pas notre journée !

Le lendemain on décide de louer un scooter pour visiter les alentours et surtout atteindre une immense plage déserte appelée « long beach ». Après avoir essuyé plusieurs échecs sur la route, nous arrivons enfin sur cette plage immense..ément vide où plusieurs petites gargottes se sont installées à même le sable. C’est en effet désert et la mer est magnifique mais toujours un peu énervée. Trop de vagues, c’est difficile de se baigner.

Ce qui est un peu dommage, c’est que d’immenses travaux ont commencé tout le long de la plage. Des hôtels de luxe en retrait de la ville vont bientôt sortir de terre partout… Heureusement qu’on aura profité de ce petit bout de paradis avant qu’il ne disparaisse.

Ce soir là, on a envie de manger français et on voit qu’il y a sur Nha Trang une crêperie bretonne. Le patron propose en plus une belle carte de vins. Sans hésiter nous nous rendons dans cette cave superbement aménagée. Nous ne serons pas déçus. Des vins excellents pour des prix très abordables, des crêpes délicieuses et surtout un patron très sympa, qui restera à boire des coups avec Chris jusqu’à 2 heure du matin !!

Clope Fromage et vin... ça fait plaisir

Clope Fromage et vin... ça fait plaisir

Après une dernière journée plage, nous décidons de prendre le train de nuit jusqu’à la ville de Hué. A regret car vous l’aurez compris, Nha Trang, on a vraiment aimé !!

 

 

 


Kep, jungle et cie

Publié le 24/04/2011 à 11:10, Kr?ng Kêb
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Mardi 29 mars : Départ pour Kep :

Nous décidons de nous rendre dans le sud du pays, au bord de la mer. Le trajet en bus ne dure que trois heures trente et le paysage est un peu plus vert qu’au Nord. De plus, chose impensable, on aperçoit parfois…des petites montagnes.

Nous arrivons à Kep en fin de matinée. Ici il n’y a rien ou du moins pas grand-chose. On est très loin du concept de cité balnéaire qu'on s'était imaginé. Pourtant, avant la guerre, cet endroit était assez prisé par les cambodgiens qui venaient y faire construire de jolies villas. Malheureusement, avec l’arrivée des khmers rouges, tous ces bâtiments ont été laissés à l’abandon. Du coup, le bord de mer est rempli de ruine à Kep.

Par contre, les alentours sont magnifiques, paysages de carte postale et surtout, nombreuses montagnes très vertes, ça nous change !!

Nous décidons d’aller dans une guest house tenue par deux anglais, dont le concept est écolo et nature à 100%, le Jasmine valley eco resort. Les bungalows sont ici construits en bois ou en brique de terre et sont tous ouverts sur la jungle. Nous avons le coup de cœur pour la cabane perchées dans un arbre et dominant toute la vallée. Une vrai paix règne ici on a l’impression que le temps s’est arrêté.

 

Notre cabane :

 

Très vite, nous faisons la rencontre du troisième habitant de notre bungalow, un énorme gecko que nous décidons d’appeler Tao, notamment en raison de son ventre énorme qui dépasse des poutres du toit. Comme notre Tao original, celui-ci s’avère malheureusement très vite fainéant et peu doué pour la chasse, ceci malgré le nombre très important d’insectes partageant eux aussi notre bungalow.

tao gecko

Le lendemain, nous décidons de nous balader dans la forêt d’autant que des sentiers ont été balisés par un français expatrié dans la région depuis longtemps.

Le jeudi, nous louons un scooter pour visiter les alentours. Nous découvrons vite qu’ici, il n’y a aucune plage mais seulement des digues. Il est donc impossible d’accéder à la mer pour s’y baigner.

Du coup, en roulant dans les marais salants, nous atterrissons dans un petit village de pécheurs, perdu au bout d’une route en terre interminable.

Marais salant

Angkaul beach? Dedey et les enfants des pêcheurs

 

Nous sommes accueillis par un couple très sympa qui proposent des boissons fraiches et des coquillages aux rares touristes échoués ici.

Même si la route pour venir jusqu’ici n’était pas facile, on ne regrette pas et c’est sur cette journée magnifique que nous quittons le Cambodge

Gogogo Vietnam, du Sud au Nord 2000km !


Battambang, le Cambodge autrement

Publié le 17/04/2011 à 05:58, Battambang
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Cambodge partie 3 :

Mercredi 23 mars : Départ pour Battambang :

Sur les conseils de nos amis, Fara et Arnaud, nous nous rendons dans la deuxième ville du Cambodge, Battambang. C’est là qu’ils ont ouvert une guest house il y a quelques mois, avec deux autres français : Le cabaret vert

Souvent ignorée par les touristes, cette région a pourtant beaucoup d’attraits. Déjà, elle est peu touristique. On trouve les gens ici plus sympa ici et moins constamment dans le rapport commercial. Aurait-on cessé d'être des dollars sur pattes?

Nous arrivons en fin de matinée dans la guest house de Fara et Arnaud, « Le cabaret vert », endroit très convivial qui nous plait tout de suite. Nous décidons ce premier jour de faire un premier tour de la ville en vélo électrique. Non seulement on n’est pas obligé de pédaler par 40 degrés mais en plus ça va super vite !!!

Battambang est une petite ville avec des alentours très jolis; maison coloniales restaurées etc..

Le lendemain, on prend un tuk tuk pour la journée histoire de s’enfoncer un peu plus dans la campagne cambodgienne.

Avant de partir, nous passons quand même par l’hôpital du coin, Chris ayant attrapé une otite.

A quelques minutes du centre ville, on se retrouve très vite en plein milieux des rizières et des champs. Par contre, toujours aucune montagne à l’horizon ; des rizières, seulement des rizières et encore des rizières mais par moment, de véritables paysages de carte postale.

Nous visitons deux temples :

Le premier, perché en haut d’une colline a l’originalité de n’être accessible que par un escalier en pierre assez vertigineux, lequel nous fait tout de suite pensé au film Kill Bill et à la maison de Paï Mé.

On commence à grimper sous une chaleur déjà forte. Très vite, on aperçoit des panneaux signalant des mînes tout autour des escaliers. En fait, il y a des mines partout sur cette montagne, laissées par les khmers rouges et toujours pas désamorcées.

Le deuxième temple est lui aussi situé sur une montagne et on y accède en scooter. La vue est magnifique mais très vite on apprend que ce lieu est en fait un charnier et que les khmers rouges y ont massacré des milliers de personnes en les jetant de la montagne.

Nous décidons ensuite de nous rendre dans une école de sculpture de bois, située dans la ville de Battambang. Cette école a été crée par Monsieur Cheun pour venir en aide aux orphelins et jeunes en difficulté. Nous sommes accueillis par sa fille qui parle très bien anglais et qui prend le temps de nous expliquer l’œuvre de son père. On sent tout de suite veut faire les choses biens. Il a tout construit lui-même ici et vient tout juste de terminer la construction d’un restaurant.

Nous découvrons qu’il est en train de construire …une piscine pour les enfants de son école ainsi que pour les gens des alentours. Ca nous plait beaucoup et nous décidons donc d’acheter nos souvenirs ici, d’autant que les petites sculptures en bois faites par les élèves sont magnifiques.

Du coup, nous décidons de prolonger notre séjour à Battambang et de louer des vélos (pas électriques cette fois) pour se ballader dans les alentours de la ville.

Nous atterissons dans une autre école, une école de cirque cette fois, montée dès la fin de la guerre civile, dans les camps de réfugiés. Le cirque PHARE

Nous tombons sur un des bénévole français qui prend le temps de nous faire visiter et de nous expliquer plein de choses sur ce projet ainsi que sur la vie à battambang en générale.

Une dernière soirée chez Patrice au Madison a boire des "Vosgiennes" (eau de vie de Mirabelle et Tonic ^^) et on faisons nos au revoirs à cette ville pas comme les autres

Il est temps de quitter Battambang pour retourner à Phnom Penh.

 

Dimanche 27 mars : Bus pour Phnom Penh :

Nous prenons le bus de 9h, qui ne partira pas avant 10h, normal…Le paysage reste désespérément le même, rizières, rizières et encore rizières, toujours le même paysage très sec, voir parfois désertique, et toujours pas de montagnes !!! Dans le car, nous avons droit à des séries comiques khmers, un peu du type Benie Hill en khmers. Le son est tellement fort que les hauts parleurs sont complétement saturés mais les autres passagers semblent adorer. Nous, on a mis nos écouteurs d’ipod à fond pour essayer de couvrir le bruit !! Après 7 heures de bus, on arrive à la gare de Phnom Penh épuisés. Dés notre descente du bus, on est littéralement harcelés par des chauffeurs de tuk tuk.

Arrivés à notre guest house, on se rend compte qu’on a plus l’appareil photo…Journée de M…Non seulement on a perdu notre appareil, mais en plus on a paumé toutes nos photos de Angkor et de Battambang…

Ne nous laissant pas abattre, nous décidons, le lendemain de nous rendre au centre de ressource audiovisuelle de Phnom Penh Bophana (ouvert en collaboration avec le réalisateur Rithy Panh )afin de nous documenter un peu sur ses œuvres ainsi que sur la guerre et le génocide au Cambodge. Le centre est une mine d’information. On peut retrouver des reportages de 1975, des films, … Très interressant et très instructif.


Siem Reap & Angkor

Publié le 9/04/2011 à 12:36, Siem Reap
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Cambodge partie 2

Le 19 mars : Départ pour Siem Reap :

Voulant profiter de notre matinée pour faire quelques achats, nous prenons le bus de 12h30 pour Siem Reap. Nous avons pris des billets plus chers pour avoir un bus « VIP »  avec la companie Mekong Express étant donné que le trajet dure plus de six heures.

Pourtant, quand nous découvrons le bus, nous nous rendons compte qu’il n’a rien de VIP.

La clim ne fonctionne presque pas et la chaleur devient très vite étouffante. Le point positif, c’est que nous n’avons pas eu droit au traditionnel karaoké pendant six heures mais à deux films, Killing fields et Mister Bean !! Préférez la companie Sorya, deux fois moins chère avec la clim qui fonctionne ^^

Nous arrivons à Siem Reap vers 19h, épuisés.

Les deux jours suivants, nous profitons de la piscine de notre guest house , Mom's Guesthouse et visitons la ville. Nous nous rendons vite compte que Siem Reap a peu d’intérêt, c’est ultra touristique et sorti des temples de Angkor, il n’y a pas grand-chose à faire ici. Nous retrouvons Fara, une copine que Chris a connu alors qu'il était encore au collège. et qui a ouvert un guesthouse sur Battambang Nous rencontrons par son intermédiaire, Arnaud son copain et Patrice, un expat français qui vit au Cambodge depuis plusieurs années et qui en connait un rayon sur le pays.

Nous accompagnerons ce petit monde pour diner dans un magnifique resto gastronomique  français qu'un de leurs amis tient sur Angkor où nous dégusterons une côte du rhone de chez chapoutier ^^ sur du gigôt de 7h… Ca fait quand même plaisir !!

Le Mardi, nous décidons de visiter les temples d’Angkor en vélo. Levé 5h et départ 6h. La route jusqu’aux temples est un peu longue, 12 kms. Franchement c'est sportif, le site d'Angkor s'étend sur beaucoup de bornes, sous un soleil de plomb je vous jure qu'on en a chié. A peu près 10 heures plus tard et 4 litres de flottes ingurgités on rentre au bercail.

On a eu le temps de faire le une grosse partie du grand circuit d'Angkor, c'est réellement impresionant

Angkor Vat : Le premier temple et le plus connu, on imagine pa comme c'est grand !

Le travail de retauration est impressionant, certain temple on littéralement été démonté pièce par pièce pour être restaurés puis en partie remontés. Je vous laisse vous renseigner sur le site d'Angkor ici

Ta Prohm :Sans doute notre temple favoris, il a été laissé en l'état, la nature à littéralement repris ces droits :

 

On ne va pas faire la liste de tout les temples mais c'est impressionant, avis aux amateurs  de vieilles choses !

ps : Les photos ne sont pas de nous... on nous a piqué l'appareil photo quelques jours plus tards alors que nous étions de retour sur Phnom Penh et je ne l'avais pas déchargé... h



Tuktuk Sir?

Publié le 6/04/2011 à 12:11, Phnom Penh
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Cambodge partie 1

Mardi 15 Mars 2011 : Départ pour le Cambodge

Après un mois passé en Thaïlande, il est temps pour nous de commencer notre premier périple à travers l’asie du sud est. Au programme,Cambodge, Vietnam et Laos sur  presque 2 mois

Nous effectuons ce premier trajet Bangkok – Phnom Penh en avion, avec la compagnie Air Asia.

Nous arrivons à Phnom Penh dans l’après midi, dans un petit aéroport où malgré la clim on sent la chaleur du dehors à travers les vitres. Les visas se font assez rapidement pour un coût de 20$ par personne. Ce qui est surprenant, c’est que malgré le nombre important de personnes, les douaniers prennent d’abord la totalité des passeports et nous appellent ensuite tous un par un, par nos noms et prénoms pour aller les récupérer et payer. C’est plutôt sympa mais un peu bordelique.

Dés notre sortie, nous sommes attendu par un tuk tuk, envoyé par notre guest house. Le chauffeur nos accueille avec un magnifique sourire.

Nous voilà partis en direction du centre de Phnom Penh. Très vite, on se rend compte que rien ici n’est comparable avec la Thaïlande. Nous ne sommes qu’à 45 minutes d’avion de Bangkok et pourtant, tout est si différent !!

 

Déjà, nous sommes frappés par le nombre de scooters. Il y a très peu de voitures à Phnom Penh et la circulation est une vrai folie d’autant que le code de la route ne semble pas, à première vue, être une priorité pour les cambodgiens. Des amis expatriés nous expliquerons plus tard qu’effectivement, il n’y a pas vraiment de règles de conduite au Cambodge. En principe, dans les carrefours, croisements, … c’est le véhicule le plus gros qui passe en premier. En plein centre de Phnom Penh, les feux rouges ne sont pas vraiment respectés non plus et les scooters roulent sur les files à contre sens, un beau bordel !!

TUKTUK

Nous arrivons à notre guest house, You Khin House et sommes tout de suite accueillis par le gérant Anglais, Nic. Le concept de cette guest house est original : Une partie des bénéfices sert à financer l’école primaire mitoyenne. Les profs de cette écoles sont à la fois des khmers et des occidentaux, pour la plupart des volontaires hébergés au sein même de la guest house.

Le concept est donc doublement intéressant puisqu’il permet aux touristes de participer à des projets associatifs  mais aussi de pouvoir côtoyer les élèves ainsi que leurs professeurs.

 you khin house

Le mercredi 16, nous consacrons cette première journée à la visite de Phnom Penh : Le cartier des artistes, le musée national, le palais royal,…

Le Jeudi, nous décidons cette fois de prendre un tuk tuk pour la journée et partons dés le début de matinée au centre S21.

Cet ancien lycée a été transformé en centre de torture par les khmers rouges dés 1975. La visite reste très éprouvante d’autant que de nombreuses salles sont ouvertes au public.

Pour montrer l’atrocité du régime, des centaines de photographies des prisonniers sont affichées. On peut voir des photos de jeunes hommes, de femmes, de jeunes enfants,… On imagine ce qui a pu se passer ici, il y a tout juste 30 ans !!

Le lycée modifié pour en faire un prison

tuol sleng s21

Un tableau représentant les conditions d'emprisonnements

condition emprisonnement

Les cellules mises enplace par les khmers dans les anciennes salles de classe

cellule dans les salles de classe

Le règlement de Tuol Sleng

Nous décidons ensuite d’aller voir le site de  Choeung Ek, autrement appelé Killing fields, les immenses charniers de Phnom Penh, où les khmers rouges tuaient leurs victimes avant de les enterrer dans des fausses communes.

Si la visite du S21 est déjà éprouvante, là c’est à la limite du supportable. Tout les détails sur le « processus de mort » imaginé par les khmers rouges sont expliqués et des centaines de cranes humains sont exposés derrière d’immenses vitres. Si l’on fait le tour du charnier, on se rend vite compte que beaucoup de corps reposent encore ici et que l’on marche presque sur des os ainsi que sur des vêtements.

Le monument en hommage aux victimes, 5000 cranes humain y sont stockés derrières des vitres

choeun ek

Un site très bien fait expliquant plus en detail l'horreur de l'endroit : www.fonjallaz.net/Communisme/Cambodge/choeung-ek/index.html et un autres résumant la réalité du régime khmer rouge www.dinosoria.com/khmers_rouges.htm (ça vaut le coup de se documenter)

Pas mal marqués par ce que l'on a vu la veille , nous décidons de faire light le lendemain , de visiter la ville à pied et d’aller voir le quartier touristique, très « français ». Nous trouvons même un salon de thé français avec milles feuilles, éclairs au chocolat, croissants,… un peu de France au Cambodge ^^

On quitte Phnom Penh pour se diriger tranquillement vers les temple d'Angkor, monumental site regroupant un ensemble de temple sur plusieurs kilomètre carrés

 

 



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